La Rampe Cinéma de Audrey Chiari

Intérieur/jour/salle d’archives cinématographiques regorgeant de bobines 35 mm mises en lumière. Du célèbre Guépard à Amarcord. Images d’archives en écho avec la prise de vue en hélicoptère en plongée, de Cinecitta, la belle, la plus belle des cités mythiques du Cinéma. Le temple italien cinématographique par excellence, se révèle à nue sous nos yeux. Tous les courants ont soufflé sur cette terre sacrée : néo-réalisme, films de genre, westerns, péplums … L’âge d’Or s’est réellement fabriqué ici. Nous réalisons à quel point la reconstitution des décors, les lieux de tournage, rivalisent avec ceux des grands studios américains. Un patrimoine désormais vestige et territoire d’une époque faste. Les matériaux de régie, les projecteurs, tout se profile pour la mise en scène technique. Un monde s’active enfin, éternel recommencement cinématographique. Ici, le temps cinématographique est riche de son Histoire avec un grand H. Casting d’un film de renom, le documentaire de Simone Amendola et Antonio Spoletini s’amorce avec la présentation de nombreux figurants indispensables à la mise en forme humaine d’une œuvre. Essayage, habillage, lieu de recueillement et de concentration, une forte tonalité religieuse s’installe. Casting sous la pluie, la nuit, en extérieur, la qualité documentaire prend son sens. Une vraie réflexion commence, la préparation d’un film se découvre comme un travail de fourmis. Etape après étape, un film important se crée et chaque évènement, chaque interaction deviennent une pièce de l’édifice. En famille, Antonio Spoletini se présente comme l’artisan de son travail. Homme de proximité, dans le souci du détail, dans l’attente et la recherche permanente, dans la rigueur d’une profession aujourd’hui. Au cœur des coulisses, l’Image filmée se métamorphose en une réelle pensée métaphysique sur le Cinéma Italien avec le cinéaste Federico Fellini à l’honneur. Comme une caméra en train de tourner en permanence, prenant le temps cependant de faire vivre, revivre à nouveau ces studios. Une émotion particulière se dégage. Autant de fresques dans nos mémoires se dessinent dans ces grands espaces, lieux de prédilection des tournages pour le Maestro Fellini. Silence, pause, John Huston, Orson Welles, Pier Paolo Pasolini, autant de grands noms du Cinéma résonnent dans nos pensées. Ce devoir de Mémoire, Antonio Spoletini le sait, c’est indispensable, de nos jours, de rendre hommage à toutes ces immenses figures cinématographiques. Elles ont vu, elles ont vécu et œuvré pour le 7ème Art. Désormais elles hantent ce lieu chargé d’énergie, d’histoires, de vies. Ce célèbre acteur italien nous montre à quel point sa vie familiale est liée à sa vie cinématographique. Et s’il s’expose c’est qu’il ressent le besoin d’écrire une nouvelle page pour les nouvelles générations, héritier lui-même des plus grands cinéastes. Ce naturalisme revitalise cette mémoire du passé. Un point d’ancrage, un repère sur l’échelle du Temps pour ne pas oublier. Seul l’esprit des Cinémathèques nous offre une telle dimension cinématographique sur son Histoire. 

Grazié Simone e … Grazié Grande Antonio

Audrey Chiari

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